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L'expertise juridictionnelle est demandée par le juge à l'occasion de
contentieux nécessitant un éclairage technique particulier (étranger à la propre
compétence du juge). A l'occasion de ces missions, l'expert ne vise qu'à
l'objectivité et à l'indépendance les plus scrupuleuses. L'expert est alors
réputé auxiliaire de justice et remplit sa mission dans le strict respect du
Nouveau Code de Procédure Civile ou du Code Administratif , qui imposent en
particulier l'observation de la forme contradictoire.
L'expertise
juridictionnelle est, dans l'état actuel, un marché essentiellement tenu par des
cabinets d'expertise de petite ou moyenne importance (une à dix personnes en
moyenne). L'habitude des tribunaux est de nommer une personnalité (personne
physique) reconnue pour sa compétence personnelle (et nommément identifiée). On
note cependant, de la part des magistrats, une exigence de qualité accrue,
conduisant à la professionnalisation de la fonction d'expert. Ainsi, de plus en
plus, s'agissant d'affaires complexes, le magistrat préférera-t-il nommer un
expert unique (personne morale), disposant d'une équipe pluridisciplinaire de
qualité, plutôt qu'une succession d'experts indépendants (dont les durées
d'intervention s'ajouteraient). En outre, le juge n'a ainsi qu'un seul
interlocuteur (comme prévu à l'article 264 du NCPC) dans les affaires dont les
aspects multiples relèvent pourtant de plusieurs spécialités.
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