mercredi 17 mars

Ne dites pas que les temps sont mauvais ;

                        soyons bons, et les temps seront bons.

                                                             Saint Augustin

            « Plus jamais ça ! » Qui ne se souvient de cet appel du pape à la tribune de l’ONU, évoquant les deux guerres effroyables qui venaient de ravager l’Europe, alors que dans d’autres pays les guerres n’avaient pas cessé ?  

            – Faut-il accepter que des hommes, des femmes, des enfants meurent de faim au Darfour, au Congo ou ailleurs alors que nos supermarchés sont bourrés de nourriture ?

    

            – Que penser de la peur généralisée, curieusement entretenue par l’ensemble des médias, de la fameuse pandémie qui menace, paraît-il, l’humanité ? On se croirait revenu à l’époque de la peste – Faudra-t-il faire venir des policiers dans les cours de récréation de nos écoles ? – Où donc sont passées les foules qui fréquentaient les églises ?

             Alors les temps sont-ils si mauvais ?

             Pensons à l’adage : « Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit », et regardons le monde tel qu’il est dans toutes ses dimensions. Partout existent des associations caritatives, des lois sociales portant secours aux plus démunis, des gestes de fraternité discrets, des rencontres entre nations pour tenter de faire passer l’intérêt général avant les égoïsmes nationaux ou tribaux…

              Heureusement, l’humanité n’est pas au bord du gouffre, mais attention ! ce courant de fraternité universelle ne tiendra que s’il a des racines spirituelles profondes. Laisser se généraliser une humanité qui ignorerait notre Dieu, c’est courir à l’échec. L’homme est un être blessé qui ne peut par ses seules forces vivre un idéal qui le dépasse.

  

  Prière :

Dans la tempête sur le lac, Pierre s’écria : « Seigneur, au secours ! Nous périssons. » Seigneur, c’est avec confiance que je remémore ta réponse : « Pourquoi avez-vous si peur ? »