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vendredi saint 2 avril
Le
jeûne que j’agrée, n’est-ce pas ceci :
rendre
libres ceux qui sont maltraités,
rompre
le pain avec l’affamé,
recevoir
dans sa maison le sans-foyer,
couvrir
celui que tu verras nu ?
Isaïe
(58, 6)
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Erasme (1469 – 1536) dans un ouvrage
rédigé pour les chrétiens de son temps, écrit
quelques considérations sur le jeûne. Il évoque les pieuses coutumes
proposées aux fidèles, tant à l’occasion
du carême que dans le déroulement de la vie quotidienne : faire maigre le
vendredi, recevoir les cendres, jeûner certains jours (voire tout le carême),
toutes pieuses coutumes estimables de nos anciens et rappelées dans les commandements de l’Eglise.
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Est-ce bien cela la pénitence pour un
chrétien ? Faut-il conserver ou condamner ces pratiques, ou plutôt les
recevoir comme des appels à faire plus et surtout mieux ? Toute vraie
pénitence est l’occasion d’une charité active et exigeante. Or le maigre du vendredi peut être délicieux
pour qui raffole de poisson, jeûner est précieux pour garder sa ligne, une
aumône donne bonne conscience à celui qui ouvre difficilement son
porte-monnaie.
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Toutes ces ‘pieuses coutumes’ sont
utiles pour rappeler à chacun son devoir, très différent pour l’un et pour
l’autre. Erasme ouvre la recherche, évoque des pratiques d’une autre dimension,
qui demandent de réels efforts et redressent, s’il le faut, des habitudes ou des
attitudes regrettables. C’est à un véritable changement que le fidèle va s’atteler ;
c’est cela la vraie pénitence.
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Prière :
Seigneur, tu es la source de toute bonté ; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la
prière et le pardon. Écoute l’aveu de notre faiblesse ; patiemment
relève-nous avec amour !
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